Le Nigéria

Appelé le « Géant d’Afrique », le Nigéria sait se démarquer dans le continent africain. Ce pays du golfe de Guinée se classe première économiquement parlant dans le continent Africain : c’est son importante production de pétrole qui lui permet de garder ce titre. Mais même en étant le pays le plus développé de son continent, il reste un pays pauvre et énormément corrompu. Au Nigeria règne la criminalité ainsi que la corruption : on compte 400 000 barils de pétrole volé chaque jour. Tout ce pétrole volé emmène la pauvreté du pays. En plus d’être un pays chargé de délinquance, il est l’un des pays les plus peuplés du monde, se plaçant 7ème pays le plus peuplé du monde, se chiffre n’arrêtant pas d’augmenter, malgré une espérance de vie bien plus faible que ses voisins (55 ans). 

 

Relation Nigéria Chine :

 

Les relations entre le Nigeria et la Chine sont ambiguës, pour les Chinois, le Nigéria est un El Dorado, la conséquence est que les Chinois ont commencé à investir et à s’emparer du marché intérieur du pays. 

 

La relation entre le Nigeria et la Chine est assez ambiguë : les Chinois considère le Nigéria comme un El Dorado, et y investissent énormément. Ils s’emparent par ailleurs du marché intérieur du pays.

Depuis les années 1960, l’économie du Nigeria est dominée par les sociétés étrangères. Les industries des hydrocarbures est quasiment son seul exportateurs (99% de la valeur totale de ses exportations). Le pays représente 2,9% de la production mondiale (soit environ 2,4 millions de barils par jour), il est également le septième producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et le premier producteur en Afrique. Ses réserves sont considérables, ce qui garantit son fort attrait à long terme auprès des investisseurs étrangers (d’abord les États-Unis et la Chine) Au total, 60% de la production est assurée par des sociétés étrangères.

En matière de transport, le réseau routier a été amélioré, notamment au centre du pays, mais il reste encore beaucoup de travail à faire. D’après Massimo De Luca, «Il est essentiel que l’agriculture décolle vraiment. La circulation du manioc ou du riz est plus facile» Sous la houlette de groupes chinois, le projet de rénovation ferroviaire est toujours encore au milieu du gué : La ligne Lagos-Kano a été modernisée, par exemple.  Mais d’autres grands projets, comme ceux de Port Harcourt, avancent lentement.

Il est désormais possible de voyager en train entre Abuja et Kaduna en moins de trois heures. Depuis l’année dernière, la capitale nigériane a noué des liens avec l’un des principaux centres économiques du nord. Une petite révolution: jusqu’au lancement en fanfare de cette nouvelle ligne, le chemin de fer, qui était auparavant remplacé par le transport aérien et routier, stagne depuis des décennies.L’homme d’affaires nigérian Emeka Ugwu a déclaré avec enthousiasme: «Ce miracle est finalement réalisé grâce aux Chinois». 

La Chine l’a portée sur les fonts baptismaux, tout comme elle va remettre en état celle qui relie les deux grandes villes du Sud-Ouest : Lagos et Ibadan. Les aéroports de Lagos, Abuja, Kano et Port Harcourt sont également en réfection : là encore, le marché a été gagné par les Chinois. Et, avant la fin de l’année, Abuja sera dotée d’un métro présenté comme le premier d’Afrique de l’Ouest. 

Il ne fait aucun doute que la Chine et le Nigéria se disputent une influence politique et diplomatique en Afrique subsaharienne. Le nationalisme et le messianisme des pays émergents ont sans aucun doute joué un rôle dans les revers de Pékin. Traditionnellement, la plupart des dirigeants d’Abuja n’ont pas su bien s’adapter à la juridiction française des pays voisins (Cameroun, Tchad, Niger, Bénin), ils s’inquiètent donc des progrès de la Chine et sont peu connus. .

Dans une interview accordée à l’agence de presse Xinhua à Abuja, la capitale du Nigéria, Charles Onanaiju, un expert de la recherche Chine-Afrique, a déclaré que la coopération entre les deux pays était devenue trop vitale, trop importante et trop stratégique pour que la crise sanitaire en cours puisse engendrer un délabrement de leurs relations.

L’ancien émir de Kano dénonce les relations commerciales qu’il trouve déséquilibrées entre l’Empire du Milieu et les pays africains. Prêts à troquer l’exploitation de leurs immenses ressources naturelles contre des devises, des prêts et contre des produits bon marché mais de piètre qualité. « La Chine s’empare de nos matières premières et nous vend des biens manufacturés. C’était également l’essence du colonialisme », souligne le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria. Pire, d’après lui, la politique commerciale chinoise contribue de façon significative à la désindustrialisation et au sous-développement de l’Afrique…« Nous devons non seulement produire localement des biens mais aussi repousser activement des importations chinoises découlant de politiques prédatrices. » Face à une Chine ne cherchant qu’à servir ses propres intérêts, la « romance » doit céder la place à une réflexion économique intransigeante.

La Chine aidera le Nigeria à résoudre le goulot d’étranglement de l’infrastructure, des professionnels et des fonds dans le développement de l’industrie et de l’agriculture moderne. Le Nigéria, de son côté, mettra en œuvre les accords de coopération qu’il a conclus avec la Chine et renforcera la coopération dans les domaines de l’agriculture, des mines, des infrastructures et des ressources humaines. Le Nigéria renforcera également la coordination avec la Chine dans les affaires internationales.

Comme d’autres pays africains l’ont connu avant le Nigéria, cette expansion n’est pas sans conséquences pour les industries locales. En conséquence, les produits chinois inondent désormais le marché au point de «tuer» l’industrie textile. Jusqu’aux années 1990, le Nord, en particulier à Kano, employait plus de 100 000 personnes.

Bien que le plus grand producteur de pétrole d’Afrique (190 millions d’habitants) soit plein d’espoir, la Chine ne cherche pas seulement un marché. Elle y développe également une diplomatie influente à travers par exemple l’Institut Confucius du Centre universitaire de Lagos.