Le Journaliste Reporter – Noémie CHASSIN 2P2

Le journaliste reporter (JRI) est un métier mêlant recherche d’informations et audiovisuel. Il créé des reportages ou des documentaires sur des sujets d’actualité. Les émissions de télévisées divisent ensuite ses reportages. Ses principaux objectifs sont l’enquête, la recherche, l’analyse d’information, la découverte et la mobilité ainsi que s’informer et communiquer.

En quoi consiste le métier de Journaliste Reporter ?

C’est un métier multifonction : cameraman, réalisateur, journaliste et monteur.  Le JRI réalise son reportage dans son intégralité. En revanche, il est possible que deux ou trois personnes accompagnent le JRI pour l’aider à la réalisation et à la conception.

Le journaliste reporter travail en amont pour étudier son sujet au mieux en réalisant des enquêtes, organiser des interviews, réaliser des veilles… De plus, sur le terrain, il doit prendre des prises de vue, et de son afin de passer à l’étape du montage qui est certainement la plus longue. Trier les rushs, monter, modifier, créer des effets, associer le visuel et le sonore. Sur le terrain le journaliste reporter doit également faire face aux imprévus, à la météo, à l’attente.  Il doit savoir faire preuve de souplesse et de rapidité afin de trouver des solutions aux imprévus au plus vite.

À l’inverse du journaliste rédactionnel, le JRI est directement sur le terrain et possède en plus des compétences rédactionnelles, des compétences techniques.

Le JRI doit supporter le stress, être curieux et patient.

Les difficultés de ce métier sont de gagner le temps et la confiance d’inconnus, de trouver les bons contact qi apporteront un contenu diffèrent et original des autres reportages.

Le JRI, peut travailler pour une société de production, une chaine ou une émission télévisée ou plus rarement dans une agence de presse audiovisuelle. 72% des journalistes-reporter travail pour la télévision.

Comment deviens-t-on Journaliste Reporter ?

Généralement, un jeune JRI qui souhaite intégrer une chaine télévisée en tant que salarié débute à la pige, afin de montrer ses compétences et surtout ses motivations.  En revanche, il peut exercer indépendamment en vendant ses documentaires.

Être journaliste reporter s’apprend dans des écoles de journalisme principalement spécialisé dans l’audiovisuel. D’ailleurs, 14 formations sont reconnues en France par la profession à ce jour. École de journalisme, IUT, licence pro ou master, les choix sont relativement variés et pour tous les goûts.

Niveau bac + 2

  • DUT information-communication option journalisme

Niveau bac + 3

  • Licences pro Métiers de l’information : métiers du journalisme et de la presse

Niveau bac + 4/5

  • Diplômes d’écoles de journalisme reconnues par la profession
  • Diplômes d’écoles privées en journalisme et en audiovisuel
  • Masters Journalisme, Science politique …

Quel évolution pour un Journaliste Reporter ?

Le JRI possède plus de possibilités de se spécialiser que d’évoluer au cours de sa carrière. En effet, de nombreux JRI évolue en tant que réalisateur de documentaire au cours de leur parcours. C’est un étier au débouché très restreintes par rapport aux demandes, elles très forte.  D’où, l’importance de se créer un registre de contact dans ce domaine pour nous aider à intégrer une société.  Les JRI salariés sont très peu nombreux dans le domaine, et figurent plus en tant qu’indépendant et pigiste.

Combien gagne un JRI ?

En fonction de l’ancienneté, de la région et du média, le JRI gagne un salaire variant. Il est souvent rémunéré à la pige ou au forfait (environs 75€/pige et 95€/dossier-enquête sur un sujet commandé) Pour un JRI salarié, la rémunération est souvent entre 2 000 et 2 700 €/mois, pour un débutant elle est d’environs 1 900€/mois.

Dorothée Ollieric : un exemple de parcours

Dorothée Ollieric est l’une des premières femmes à être nommé « Grand reporter ». Elle travaille depuis 10 en tant Journaliste reporter en politique étrangère pour la chaîne télévisée France 2.

Dorothée risque sa vie caméra sur l’épaule à chaque reportage. Elle était présente aux plus grands conflits de la décennie : Cambodge, Angola, Algérie, Bosnie, Tchétchénie, Rwanda, Kosovo, Congo, Afghanistan…

Après avoir réussit le le concours de l’IPJ (Institut pratique de journalisme à Paris), elle réalise un stage d’été à France 2. Par la suite, la chaîne de télé l’embauche comme  » pigiste permanente  » et titularisée deux ans plus tard.

Cependant, Dorothée Oilleric a du gravir les échelons pour arriver à son poste actuelle. Elle est passé aux éditions du week-end, au service société matinal puis celui de la nuit, tout cela pour arriver au service de politique étrangère.

Cette grande reporter est constamment à la recherche d’aventure, d’imprévus! Elle aime les défis et risquer sa vie chaque jours pour dénoncer ces conflits et ces moments historiques auxquels elle participe.

Son conseil :

« C’est un métier de rêve et de folie où il y a très peu de places. Sur des milliers de journalistes, quelques dizaines seulement font du reportage de  » politique étrangère « . Un conseil : être solide physiquement et psychologiquement. »