devenir concepteur rédacteur

Quand jouer avec les mots devient un métier

Être concepteur-rédacteur, c’est répondre au brief donné par le client en rédigeant des stratégies commerciales, en créant des textes, des idées fortes ou encore des dialogues. Le métier de concepteur rédacteur t’intéresse ? Tu veux en savoir plus sur ce métier ? alors cet article est fait pour toi.

conception-rédaction
concepteur-rédacteur en action

Concepteur rédacteur, c’est quoi ?

La mission principale du Concepteur-Rédacteur consiste à résumer en une idée forte et des textes chocs une stratégie commerciale pour un annonceur.
Dans un premier temps le service commercial (bien souvent le Directeur Clientèle ou le Chef de Projet) lui envoi le brief : définition du produit ou service à promouvoir, cibles, médias retenus…

Il imagine et propose ensuite au Directeur de Création différents projets et concepts originaux, qu’il met en forme avec le Directeur Artistique.

Une fois le projet validé, il va rédiger les textes publicitaires pour différents supports pouvant être très variés : accroches sur les affiches ou publicité sur le lieu de vente, communiqués pour la radio, scénarios et dialogues de spots publicitaires, publirédactionnels pour la presse magazine, catalogues ou encore communiqués de presses.

Son objectif premier est d’accrocher le consommateur, de lui faire rapidement comprendre le message, il se doit donc de toujours rédiger un discours clair et simple.

Ou travaille un concepteur-rédacteur ?

Le Concepteur-rédacteur exerce le plus souvent en agence de communication (promotion, web, marketing, publicité). On le voit surtout en agence de publicité. Le Concepteur-Rédacteur peut également exercer en tant qu’indépendant (en freelance). L’activité peut occasionner de nombreux déplacements.

Combien gagne t-il ?  

Le salaire mensuel d’un concepteur rédacteur débutant est d’environ 2 500 € brut par mois. Il peut atteindre les 4 500 € en fin de carrière. Tout dépend de l’Agence dans laquelle il travaille, de sa place au sein de cette agence et de la charge de travail qu’il fournit. Il n’y a pas de salaire type pour ce genre de métier.

Les formations pour exercer le métier de concepteur-rédacteur

Pour devenir concepteur rédacteur, il n’existe pas un cursus précis. En effet, de nombreuses études, allant d’un simple bac à bac +5 peuvent conduire à ce métier.

Voici quelques exemples d’études possibles :

  • Niveau bac

Bac pro production graphique

  • Niveau bac + 2

BTS communication

DUT information, communication option publicité

  • Niveau bac + 3 et plus

Licence pro métiers de la publicité : publicité

Diplômes ou titres d’écoles d’arts graphiques ou d’écoles d’art : concepteur en communication visuelle, titre de concepteur rédacteur.

  • Niveau bac + 5

Diplôme d’IEP

Master culture et communication

Master information – communication

MBA en marketing et publicité

  • Niveau bac + 6

MS marketing et communication

Les conseils d’un professionnel

Interview réalisée par Clémence Deleage

«  Quel cursus scolaire avez-vous fait pour devenir concepteur rédacteur ?

J’ai étudié à l’ISCOM Paris, un master 1 en section Marketing & Publicité, ce qui m’a permis d’effectuer des stages dès la première année en tant que CR.

 Dans quel type d’environnement travaillez-vous ?

Je travaille en agence de publicité. J’étais auparavant chez DDB Paris et je travaillais principalement sur Picard et Butagaz. Aujourd’hui je suis chez McCann Paris au sein de la Beauty Team qui s’occupe des campagnes monde du groupe L’Oréal et de la marque L’Oréal Paris.

Quelles sont les points positifs et négatifs de ce métier ?

Commençons par les points positifs : Quand tu travailles en agence, tu as la chance d’avoir des clients extrêmement diversifiés. Ça peut aller de la grande consommation (comme Lidl, Monoprix, Auchan) à la banque, puis à la marque de vêtements ou au luxe (comme Hermès, Bulgari, Chanel). Tu es donc transporté dans ces univers-là de semaines en semaines et tu deviens une éponge à informations. Tu en sors avec énormément de connaissances sur un sujet précis, puis tu passes au prochain. Pour les curieux comme moi, c’est un vrai bonheur. Ensuite tu es entouré de gens créatifs et tu es payé à trouver des idées. C’est quand même assez chouette comme boulot.

Pour l’aspect négatif, il y a bien sûr les nombreux refus , mais cela fait parti du job. Tous ces refus peuvent te faire te sentir mal et perdre confiance en toi quand tu débute dans ce milieu. Mais avec le temps tu apprends que ton égo n’a pas sa place en agence et tout devient plus facile. Un autre point négatif sont les horaires. Oui, tu commences le boulot vers 10h (quand tu es créatif), mais tes journées peuvent se finir à 2/3h du matin et même les weekends en période de charrette.

Les horaires sont-ils plutôt fixes ou êtes-vous souvent amenée à faire des heures supplémentaires chez vous ?

On en vient donc aux horaires. Une journée type en agence c’est 9h – 19h pour les commerciaux. Les créatifs arrivent généralement plus tard, vers 10h et peuvent partir très tard comme je l’ai expliqué.  Quand tu es en compétition pour gagner un nouveau client, ou que les deadlines se resserrent avant rendu d’une campagne, les horaires n’existent plus trop. Tu travailles jusqu’à ce que le boulot soit fini. Ça arrive de travailler 12h par jour pendant une semaine. À venir à l’agence un dimanche matin, ou de te lever à 5h du matin pour aller sur un tournage.  Les créatifs bossent majoritairement en binôme (Directeur Artistique + Concepteur-rédacteur).

 Pour quels types de clients travaillez-vous ? 

Comme dis au début de l’interview, je travaille aujourd’hui pour plusieurs marques du groupe L’Oréal comme Mixa, L’Oréal Paris et d’autres dont je ne peux pas encore parler publiquement.

Des conseils à donner pour des futurs concepteurs-rédacteurs?

« Pour être un bon CR, je pense qu’il faut avant tout être très curieux. Il faut ensuite évidemment avoir une bonne plume, le sens de la formule courte et juste. Je dirais qu’il faut également être assez costaud mentalement parce que le métier de créatif est un métier de rejet et de refus. Tu vas présenter des dizaines d’idées à ton directeur de création, à ton client, à ton commercial, et à chacune de ses étapes, tu vas faire passe à de la réjection et de la critique. Tu peux travailler sur une seule campagne pendant des semaines ou des mois avant de débloquer l’idée qui sortira enfin. »

Paul Meagher, Concepteur-rédacteur chez McCANN Paris.