Rencontre avec Atiq Rahimi

Pour Atiq Rahimi, présider le festival, le festival « Livres dans la Boucle » à Besançon, ville natale de Victor Hugo, ça veut dire beaucoup ! De plus, est fier d’endosser ce rôle qui représente  pour lui un véritable «honneur » et un grand «bonheur». Rencontre brève avec le président de la 4ème édition du festival bisontin.

Atiq Rahimi, , le 10 décembre 2010 à la FNAC Odéo
Atiq Rahimi, le 10 décembre 2010 à la FNAC Odéo

Romancier et réalisateur, Atiq Rahimi a inauguré la quatrième édition du festival «Livres dans la Boucle», le vendredi 20 septembre 2019. Le natif de Kaboul avait reçu en 2008 le prix Goncourt, avec son roman « Syngué sabour ».  Par ailleurs, il nous explique comment cette reconnaissance littéraire lui a donné confiance et a été source d’un véritable élan de motivation : «Ça m’a donné une légitimité d’écrire, d’aller jusqu’au bout de mes craintes et de douter de chaque mot », souligne-t-il.

 

Ancien exilé afghan, Atiq Rahimi découvre et lit Victor Hugo dans une traduction persane alors qu’il est âgé de 15 ans. C’est à ce moment que son père, qui a été arrêté par les autorités et condamné à vivre en prison, lui donne « Les Misérables » . Ainsi, il lui confie une phrase qui résonne aujourd’hui encore dans la tête de l’auteur : « Lis ce livre mon fils, c’est celui qui m’aide à survivre dans cette prison ».

Présent au festival pour présenter ces deux dernières œuvres, Atiq Rahimi aime rencontrer et échanger avec ses lecteurs. Ainsi, c’est donc avec engouement qu’il s’est rendu le vendredi en fin de journée à la Cité des Arts pour présenter son dernier roman « Les Porteurs d’eau ». Alors, le samedi après-midi, au Musée des Beaux-Arts, les festivaliers ont découvert « Compte Comme Moi ». Une comptine destinée aux plus jeunes, magnifiquement illustré par Olivier Charpentier. 

Focus sur le livre “Les Porteurs d’eau”, d’Atiq Rahimi 

Synopsis 

Tout d’abord, l’action du roman se concentre en une seule journée : le 11 mars 2001.  Le premier personnage, Tom est marié et a un enfant. Il se lève et s’apprête à partir de son appartement parisien pour Amsterdam. En effet, Tom a décidé de quitter sa femme qui dort près de lui. Il est pris d’une impression  quotidienne de sensation de déjà-vu ou de déjà-vécu. À Amsterdam, il a rendez-vous avec sa maîtresse, une jeune femme d’une vingtaine d’année. Mais elle a disparu ! 

Yûsef est porteur d’eau et doit se lever de bonne heure pour accomplir sa tâche. Sinon, il recevra 97 coups de fouet des Talibans. Il voit naître un sentiment étrange envers la femme de son frère, Shirine qui a soudainement disparue. Son ami marchand, converti au bouddhisme va l’aider à découvrir ce qui lui arrive.

L’avis de notre lecteur : 4 / 5 (bulles colorées en orange)

Atiq Rahimi m’a plongé dans une ambiance mélancolique. En effet, son récit à la deuxième personne du singulier m’a tout d’abord permis de me mettre dans la peau des deux personnages principaux, Yusef et Tom. D’ailleurs, ces deux protagonistes ne se connaissent pas. Ils sont pourtant intimement liés par une fin tragique. L’histoire à deux intrigues saisissantes, qui  permettent de donner un rythme dynamique et m’ont gardé attentif jusqu’à la fin. Pour toutes ses raison, le roman m’a passionné. Il aborde plusieurs thématiques comme l’exil, la mémoire, l’amour ou encore la liberté.

Pour retrouver tous les articles, informations et les replay’s de cette 4ème édition. Rendez-vous sur le site officiel du festival : http://www.livresdanslaboucle.fr/

 

Timeline JS des familles

https://docs.google.com/spreadsheets/d/e/2PACX-1vQftND_p3u5hLiv6jweubQG1B8YSvCf15LmkgCUPj6-rlG4H6QeIKxqAaPRzuK0TPQVuyIZtsFpHKDg/pubhtml